香取
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天真正伝香取神道流 · Katori Shintō Ryū

Katori Shintō Ryū
La plus ancienne école du Japon

Fondée en 1447. Six siècles de transmission ininterrompue. Kenjutsu, iaijutsu, bōjutsu — le système complet des samouraïs, vivant au Dojo Tanren.

Histoire

1447 — Le feu qui ne s'éteint jamais

En 1447, dans la province de Shimōsa — l'actuelle préfecture de Chiba — Iizasa Chōi-sai Ienao fonda le Tenshin Shōden Katori Shintō Ryū. Il avait soixante ans lorsqu'il reçut, après mille jours de méditation et d'ascèse dans le sanctuaire de Katori, les enseignements du dieu Futsunushi-no-Kami.

Ce n'est pas une légende — c'est la fondation documentée de la plus ancienne école d'arts martiaux du Japon encore vivante. Le Katori Shintō Ryū est le seul ryū à avoir été désigné comme Intangible Cultural Property par le gouvernement japonais. Pas un trésor dans un musée — un trésor vivant, pratiqué chaque jour sur des tatami du monde entier.

Le Katori Shintō Ryū est une discipline à part entière. Certains pratiquants ne font que le Katori — toute leur vie. Ce n'est pas un complément du kenjutsu ni une variante de quoi que ce soit. C'est un système complet, un univers martial fermé sur lui-même, qui contient tout ce qu'un bushi besoin de savoir.

Katori Shintō Ryū en chiffres

1447

Fondation

Par Iizasa Chōi-sai Ienao, à Katori, préfecture de Chiba

600+

Années de transmission ininterrompue

Le même feu, les mêmes kata, les mêmes principes

Intangible Cultural Property

Désigné par le gouvernement japonais — seul ryū à porter ce titre


Disciplines

L'arsenal complet

Le Katori Shintō Ryū n'est pas qu'une école de sabre. C'est un système martial complet — six disciplines où chaque arme forge une facette différente du pratiquant.

Kenjutsu — Le sabre

Oku-no-tachi · Gokui-no-tachi

Le cœur du Katori Shintō Ryū. Les kata d'oku-no-tachi et gokui-no-tachi forment la colonne vertébrale de l'école. Chaque séquence est un combat codifié à deux — uchitachi frappe, shitachi répond. Le sabre est le premier marteau de la forge.

Iaijutsu — Le dégainement

4 kata

Quatre kata où le sabre sort du fourreau en un instant. L'iaijutsu du Katori n'est pas l'Iaido moderne — c'est le dégainement de combat, brut et fonctionnel. La lame naît du fourreau comme l'étincelle naît du silex.

Bōjutsu — Le bâton long

Rokushakubō

Le bâton de six pieds. Sans lame, sans tranchant — l'impact pur. Le bōjutsu du Katori enseigne la distance, la rotation et le timing. Le bois forge la précision là où le sabre forge la coupe. Une discipline à part entière, différente du Jodō.

Naginatajutsu — La hallebarde

Lame courbe sur long manche

Lame courbe au bout d'un long manche. La naginata élargit la portée, modifie les distances, oblige à repenser l'espace. Le balayage remplace la frappe directe. Un autre marteau, une autre enclume.

Sōjutsu — La lance

Yari

La lance du Katori Shintō Ryū. La distance s'allonge encore — le combat se joue au-delà de la portée du sabre. Piquer, repousser, contrôler. La lance est l'arme du champ de bataille, pas du duel. Elle forge la vision à distance.

Shurikenjutsu — Les lames de jet

Projection à main nue

L'art des lames projetées. Le shurikenjutsu du Katori n'est pas le cinéma — c'est une discipline martiale réelle, codifiée, transmise. La distance devient absolue. L'arme quitte la main. La forge atteint sa forme la plus subtile.


Pratique

La forge à Martigny

Le Katori Shintō Ryū se pratique au Dojo Tanren lors de cours réguliers. Chaque séance commence par le reishiki — le rituel d'étiquette — qui ouvre et ferme la pratique. Les kata sont enseignés dans l'ordre traditionnel : d'abord les fondamentaux, puis les séquences avancées.

La pratique à deux est le cœur du Katori. Chaque kata est un dialogue codifié entre uchitachi et shitachi. L'un attaque selon la forme, l'autre survit selon la forme. La chaleur du foyer vient du partenaire — seul, le métal tiédit.

Le passage de grades suit le système traditionnel du Katori Shintō Ryū. Les grades ne s'achètent pas — ils se forgent. Le stages avec les instructeurs du Shibu suisse et du Honbu sont des moments clés de cette progression.

Pratiquer le Katori Shintō Ryū au Dojo Tanren

Martigny, Valais — cours hebdomadaires

Bokken et armes de bois — le pratiquant acquiert son propre matériel

Pratique à deux et solo — katas kenjutsu à deux, katas iaijutsu en solo

Passage de grades selon le système traditionnel du ryū

Giulio Casarini — fondateur et responsable du Dojo Tanren


Débuter

Le métal entre dans la forge

On commence le Katori Shintō Ryū comme on entre dans une forge : on frappe doucement d'abord. Les premiers cours enseignent la posture, la saisie du bokken, le reishiki. Rien ne se précipite — le métal doit chauffer avant de prendre forme.

Pas besoin de matériel pour débuter. Le dojo fournit les armes de bois pour les premiers cours. Viens en tenue de sport — le keiko-gi viendra plus tard, quand la forge aura commencé à chauffer.

Le cours d'essai est gratuit. Aucune inscription, aucun engagement. Tu viens, tu pratiques, tu sens si le feu t'attend. C'est la seule façon de savoir.

Trois pas pour commencer

Cours d'essai gratuit

Viens sans engagement. Pratique un cours, découvre le dojo, ressens la forge.

Pas de matériel requis

Le dojo prête les armes de bois. Tenue de sport, pieds nus sur le tatami. C'est tout.

La forge commence

Posture, saisie, étiquette. Les premiers kata. Le métal est sur les braises — la température monte.