Stage · Musō Shinden Ryū
Octobre 2026 · Dojo Tanren
Les 2 et 3 octobre 2026, le Dojo Tanren accueillait un stage d'iai-dō Musō Shinden Ryū co-animé par deux enseignants de la lignée : Cédric Russo (Meiki-Kai Dojo, Lausanne) et Dominique Falquet (Shung Do Kwan, Genève). Deux jours de travail exigeant, où la technique se mesure à la patience — et où l'on juge aussi, parfois, ce que des années de forge ont déposé dans le geste.
Car ce stage n'était pas seulement un week-end d'étude : il comportait un passage de grades. Et le verdict a été sans appel. Tous ont réussi.
Deux enseignants, deux regards
Réunir deux instructeurs de ce niveau sur un même tatami, c'est offrir aux pratiquants deux lectures d'une même tradition. Cédric Russo apporte la précision du détail — l'angle d'une lame, la ligne d'un corps, la respiration qui soutient le dégainement. Dominique Falquet, formé directement auprès de Pascal Krieger, apporte la profondeur de la filiation et la cohérence de l'ensemble.
Les participants ont pu confronter leur pratique à ces deux regards complémentaires : shisei (posture), ma-ai (distance), netteté du nukitsuke, justesse du kiri-oroshi et du chiburi. Le travail des kata shoden a été repris avec une attention particulière portée au rythme — ce jo-ha-kyū qui fait qu'un kata ne se découpe pas, mais se déploie.
Le passage de grades
Le moment attendu de ces deux journées. Cinq candidats se sont présentés devant le jury, et tous ont été reçus :
Musō Shinden Ryū — promotions octobre 2026
3e dan — Patricia Bochatay, Artur Mustafin
Shodan — Sébastien Marcel
1er kyū — Philippe, Laura
Trois ans de pratique séparent souvent un pratiquant de son sandan : c'est un grade qui ne s'obtient pas par la seule répétition, mais par la maturation. Pour Patricia et Artur, la réussite marque une étape importante dans le parcours au sein de l'école. Sébastien Marcel franchit le cap du shodan — le premier grade véritablement « technique » de la voie, celui où le candidat doit prouver qu'il maîtrise l'ensemble du set des kata. Philippe et Laura valident leur premier kyū, première reconnaissance formelle de leur travail.
Martigny et Versegères
Le stage s'est déroulé sur deux sites : le dojo SeiMeKan de Martigny pour la session du vendredi soir, puis une journée complète à Versegères, dans le calme du Val de Bagnes. Un cadre propice au travail approfondi, loin de l'agitation, où le silence entre deux kata compte autant que le kata lui-même.
Le co-voiturage était favorisé, ce qui a permis aux pratiquants venus de plusieurs cantons de rejoindre le lieu sans difficulté — un détail pratique, mais qui dit aussi quelque chose de l'esprit du dojo : on y vient ensemble.
Remerciements
Tous les remerciements vont à Cédric Russo et Dominique Falquet pour la qualité de leur enseignement, à Giulio Casarini pour l'organisation, et bien sûr aux cinq candidats — et à l'ensemble des participants — pour l'énergie investie. Un grade ne se donne pas : il se constate. Ce week-end, il y avait de quoi constater.
Félicitations à toutes et à tous. Le métal a pris la forme — il reste maintenant à continuer de le travailler.
Prochains stages
Ne manquez pas les prochains stages
Le Dojo Tanren organise régulièrement des stages avec des instructeurs de renom.
Voir tous les stagesCours d'essai gratuit
Découvrez les arts martiaux japonais
Un premier pas vers la voie du sabre et du bâton.
Débuter au Dojo Tanren