Stage · Compte-rendu

Stage Katori Shintō Ryū — Kathrin Winkler

16–17 octobre 2026 · Martigny · bases du ken, iaijutsu et armes longues

Stage Katori Shintō Ryū — Kathrin Winkler, 16–17 octobre 2026, Martigny

Stage · Katori Shintō Ryū

Octobre 2026 · Dojo Tanren

Les 16 et 17 octobre 2026, le Dojo Tanren accueillait à Martigny un stage de Katori Shintō Ryū animé par Kathrin Winkler, 4e dan Kobudo. Deux journées construites comme une progression : du socle vers les armes, du fondamental vers l'ampleur du geste.

On ne travaille pas le Katori en empilant des techniques. On revient au sol, encore et encore — et c'est seulement ensuite que le reste tient debout.

Vendredi — les bases du ken

La première journée a été consacrée aux bases du ken. Position du corps, tenue du sabre, coupes fondamentales, relations de distance : tout ce qui, dans le Katori, conditionne la justesse des kata à venir. Kathrin Winkler a insisté sur ce qui ne se voit pas — l'ancrage, la respiration, la manière dont le poids passe d'un pied à l'autre — plutôt que sur le seul résultat visuel du geste.

Ce travail de fond est la marque des écoles koryū : la forme extérieure n'a de valeur que si elle est portée par une structure juste. Reprendre les bases n'est jamais une perte de temps — c'est ce qui permet ensuite de tenir la vitesse sans se désorganiser.

Samedi matin — l'iaijutsu

La matinée du samedi a porté sur l'iaijutsu : le dégainement et le travail de la lame au sortir du fourreau. Dans la tradition Katori, l'iai n'est pas un exercice solitaire de perfection formelle — il s'inscrit dans un système où l'adversaire est toujours implicitement présent. Chaque dégainement engage une distance, un timing, une intention.

Les participants ont travaillé la netteté du nukitsuke, la ligne du tranchant et la reprise de garde, en gardant le souci constant de ce que le geste signifie plutôt que de ce qu'il montre.

Samedi après-midi — les armes longues

L'après-midi a élargi le travail aux armes longues du curriculum. Après deux journées d'attention portée au sabre, ce changement d'outil remet en jeu l'équilibre du corps entier : la distance s'allonge, les appuis se réorganisent, et la lecture du partenaire change complètement d'échelle.

C'est là que l'on mesure la cohérence d'un système : un même principe de corps, appliqué à des armes de portées différentes. Le socle travaillé le vendredi se révélait soudain indispensable — rien ne tient sans lui.

Une intervenante de la lignée

Kathrin Winkler, 4e dan Kobudo, transmet le Tenshin Shōden Katori Shintō Ryū dans le cadre du Shibu suisse, la délégation officielle de l'école dirigée par Loris Petris. Son enseignement s'inscrit donc dans une filiation directe avec la source japonaise — ce qui donne à chaque correction son poids et sa raison.

Sa pédagogie, exigeante mais accessible, a permis à des pratiquants de niveaux différents de travailler ensemble dans le même cours, chacun avançant sur son propre point.

Remerciements

Merci à Kathrin Winkler pour ces deux journées, à Giulio Casarini pour l'accueil au Dojo Tanren, et à tous les participants pour l'intensité mise dans le travail. Deux jours, un système entier ouvert — et la certitude, à la fin, qu'il reste beaucoup à forger.

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Tags : Katori Shintō Ryū Kobudo Iaijutsu Martigny

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