Les arts martiaux japonais ne se pratiquent pas seuls. Derrière chaque dojo, il y a une lignée, des maîtres, des compagnons de route. Le Dojo Tanren à Martigny fait partie d'un réseau de dojos amis qui partagent la même transmission — celle de la Musō Shinden Ryū, du Shintō Musō Ryū Jōdō, du Tenshin Shoden Katori Shintō Ryū, et de l'aikijutsu.
Ce réseau s'étend de Genève à la Bourgogne, en passant par Lausanne, Montreux et Neuchâtel. Chaque dojo a sa propre identité, son histoire, sa manière de transmettre — mais tous sont reliés par un fil invisible : celui de la pratique sincère, du budō qui ne triche pas.
Voici une présentation de ces dojos amis, pour que chacun puisse trouver la porte qui lui correspond.
Shung Do Kwan — Section Jōdō
Le Shung Do Kwan (SDK) est le dojo historique de Pascal Krieger, figure centrale de la transmission du jōdō et de l'iaidō en Europe. C'est ici que tout a commencé : en 1968, Pascal Krieger part au Japon, rencontre Me Donn F. Draeger et Me Shimizu Takaji, et revient à Genève pour fonder la section de jōdō du SDK. Le dojo est aujourd'hui le centre européen du jōdō, accueillant des stages internationaux réguliers.
Le SDK enseigne le Shintō Musō Ryū Jōdō (l'art du bâton court) et le Musō Shinden Ryū Iaïdō. Pascal Krieger y est assisté de Dominique Falquet et Jean-Louis Martin.
Lieu : Collège de Cayla, ch. William-Lescaze 8, 1203 Genève
Meiki-Kai Dojo — Cédric Russo
Le Meiki-Kai Dojo est dirigé par Cédric Russo, 4e dan de Musō Shinden Ryū (Kuden FEI) et 6e dan d'aïkido. Il commence l'aïkido en 1985 au Budokan de Lausanne, puis rejoint le Reighikan Dojo de Christine Venard en 1992. En 1995, il entame l'iaidō sous Malcolm T. Shewan et Pascal Krieger. Il ouvre son propre dojo en 2014.
Le Meiki-Kai enseigne l'aïkido, l'iaidō Musō Shinden Ryū et le kenjutsu. Cédric Russo a également pratiqué au Japon, à Iwama, sous Morihiro Saito Sensei.
Lieu : Av. de Sévelin 52, 1004 Lausanne
Ninkenkaï Dojo — Jean-Marc Spothelfer
Le Ninkenkaï Dojo est la section lausannoise d'iaidō-kenjutsu fondée en 2012 par Jean-Marc Spothelfer. Né en 1959, il débute l'aïkidō en 1974 et rencontre Me Malcolm Tiki Shewan qui lui fait découvrir l'iaidō. Il devient ensuite l'élève de Pascal Krieger à Genève.
En 2013, il reçoit le diplôme d'enseignant Kuden de la FEI, et en 2025 il est promu Kuden Shugo (équivalent 7e dan). Il est président de la Commission technique et secrétaire général de la FEI depuis 1995. Outre le Musō Shinden Ryū, il pratique le Toyama Ryū, le Take no Uchi Ryū, le Tenshisho Jigen Kenjutsu et le Ryushin Shochi Ryū.
Lieu : Collège de Montchoisi, av. Montchoisi 41, 1006 Lausanne
Horaires : lundi, iaidō et kenjutsu de 20h à 21h45
Musôkai — Michel Ducret
Le Musôkai est l'association fondée en 2005 par Michel Ducret et Michel Colliard pour le développement du jōdō et de l'iaidō dans la région de Montreux/Vevey. Michel Ducret est l'un des tout premiers élèves de Pascal Krieger, qu'il rencontre en 1977 lors d'une démonstration au Judo-Club de Montreux.
Son parcours est exceptionnel : Menkyo Kaiden de Shintō Musō Ryū Jō (le plus haut grade de l'école), 4e dan de Musō Shinden Ryū Iaï, Kuden FEI. Il a reçu le Gomokuroku des mains de Pascal Krieger en 2004 et le Menkyo Kaiden en 2011. Il est également membre de la Fédération Internationale de Jōdō (IJF).
Lieu : École Vernex, Rue de la Gare 28, 1820 Montreux
Horaires : iaidō mercredi 19h30-21h30, jōdō vendredi 19h30-22h00
Bushinkan — Loris Petris
Le Bushinkan est le dojo fondé en 1991 par Loris Petris à Neuchâtel. Né en 1969, il débute le Yoseikan Budo en 1980 et part à 19 ans au Japon comme uchi deshi au Yoseikan de Shizuoka de Me Minoru Mochizuki. Il est l'élève de Me Yoshio Sugino (Tenshin Shoden Katori Shintō Ryū) et de Me Pascal Krieger (Jōdō et Iaïdō).
Loris Petris est 6e dan Kobudo, Shomokuroku Jōdō, 5e dan Aïkibudo. Il est le fondateur et directeur du Shibu suisse du Tenshin Shoden Katori Shintō Ryū — Sugino Dojo, et vice-président de la Fédération Internationale d'Aïkibudo. Il a également créé le premier cours universitaire sur les sports de combat et arts martiaux à l'Université de Neuchâtel. Au Dojo Tanren, c'est l'aikijutsu qui est pratiqué, pas l'aïkibudo.
Lieu : Clos 33, 2034 Peseux (Neuchâtel)
Kaname — Dojo Tanren Bourgogne
Le Dojo Tanren de Bourgogne, également connu sous le nom de Kaname, est dirigé par Sylvain Creuzet à Saint-Gilles (Saône-et-Loire). Né en 1961, Sylvain Creuzet débute les arts martiaux en 1980 par le karaté Wado-ryū à La Réunion, puis l'aïkido en 1982. Il fonde le Dōjō Tanren de Saint-Gilles en 1995.
Il est Kuden de la FEI, 4e dan de Iaïdō, Shomokuroku de Jōdō, et pratique également le Ryushin Shochi Ryū Iaï Jutsu (3e dan, Jun Shidoïn). Il est aussi thérapeute en kinésiologie et calligraphe (Shodō) — une approche qui relie le geste martial à l'art de l'écriture.
Lieu : 39 bis allée des platanes, 71510 Saint-Gilles, France
Dojo de Damien Wyssa
Damien Wyssa est un pratiquant et enseignant d'arts martiaux japonais basé à Genève. Son dojo s'inscrit dans la même lignée de transmission que les autres dojos présentés ici — celle du budō traditionnel, sans compétition, centré sur la pratique des kata et le développement de la personne.
Damien Wyssa enseigne le Tenshin Shoden Katori Shintō Ryū à Genève.
Lieu : Genève
Une Transmission Commune
Ce qui relie ces dojos, c'est d'abord une lignée. Tous sont issus, directement ou indirectement, de l'enseignement de Pascal Krieger et de Malcolm Tiki Shewan, eux-mêmes élèves de Me Shimizu Takaji (Jōdō) et de Nakayama Hakudo (Musō Shinden Ryū).
Cette transmission commune se manifeste par :
- Les mêmes écoles — Musō Shinden Ryū pour l'iaidō, Shintō Musō Ryū pour le jōdō, Tenshin Shoden Katori Shintō Ryū pour le kobudo.
- Les mêmes valeurs — Pas de compétition, pas de commercialisation. La pratique pour elle-même, dans le respect de la tradition.
- Les mêmes événements — Stages croisés, examens communs, rencontres régulières entre dojos.
- La même affiliation — La Fédération Européenne de Iaï (FEI) et la Fédération Européenne de Jōdō (FEJ).
Le Dojo Tanren à Martigny est fier de faire partie de ce réseau. Les échanges entre dojos sont réguliers — stages, visites, projets communs. C'est ainsi que le budō se vit : pas isolé dans son coin, mais en relation, en partage, en chemin ensemble.
Pratiquer le Budō en Suisse Romande
Que vous soyez à Genève, Lausanne, Montreux, Neuchâtel, Fribourg ou Martigny, il y a un dojo près de chez vous. Chacun a sa spécificité :
- Genève — Le Shung Do Kwan pour le jōdō avec Pascal Krieger, ou le dojo de Damien Wyssa.
- Lausanne — Le Meiki-Kai de Cédric Russo pour l'aïkido et l'iaidō, ou le Ninkenkaï de Jean-Marc Spothelfer pour l'iaidō-kenjutsu.
- Montreux — Le Musôkai de Michel Ducret pour le jōdō et l'iaidō.
- Neuchâtel — Le Bushinkan de Loris Petris pour le Katori Shintō Ryū, l'aïkibudo et le jōdō.
- Genève — Le dojo de Damien Wyssa pour le Katori Shintō Ryū.
- Martigny — Le Dojo Tanren pour l'iaidō, le kenjutsu, le jōdō, le Katori Shintō Ryū, l'aikijutsu et la méditation.
- Bourgogne — Le Kaname — Dojo Tanren de Sylvain Creuzet pour l'iaidō, le jōdō et la calligraphie.
Et si vous débutez, sachez que le cours d'essai est gratuit — au Dojo Tanren comme chez la plupart de nos dojos amis.
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