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  • Pourquoi débuter les arts martiaux japonais ?

    Débuter les arts martiaux japonais : séance d’initiation au Dojo Tanren de Martigny avec débutants en tenue traditionnelle

    Qu’est-ce qu’un art martial japonais ?

    Les arts martiaux japonais, appelés aussi Budô, englobent un ensemble de disciplines traditionnelles telles que le judo, l’aïkido, le kendo, le kenjutsu ou encore le jodo. Ces pratiques ne sont pas seulement des sports de combat ; elles représentent une véritable voie de développement personnel, mêlant l’apprentissage technique à une quête spirituelle et philosophique. Débuter les arts martiaux japonais invite à cultiver le corps et l’esprit dans un cadre empreint de respect, de discipline et de tradition.

    Les bénéfices pour le développement personnel

    Débuter les arts martiaux japonais, c’est avant tout s’offrir une opportunité unique de progresser sur le plan physique et mental. La pratique régulière améliore la condition physique, la coordination et l’équilibre. Plus encore, elle forge la confiance en soi, développe la patience et enseigne la gestion du stress au quotidien. La discipline martiale invite à faire face aux défis avec sérénité, à écouter son corps et à affiner sa concentration. Pour beaucoup, c’est un chemin vers une meilleure connaissance de soi, un renforcement intérieur bénéfique dans tous les aspects de la vie.

    Découverte de la dimension spirituelle et philosophique

    Au-delà des gestes techniques, les arts martiaux japonais plongent leurs racines dans une philosophie profonde. Ils intègrent des valeurs telles que le respect des autres, l’humilité, la persévérance et la maîtrise de soi. Le dojo, lieu de pratique, est un espace sacré où s’exprime la spiritualité du corps en mouvement. Par des rituels, des codes d’étiquette, et une ambiance de concentration partagée, chaque séance est une immersion dans une expérience visant à équilibrer énergie, esprit et action. Cette dimension spirituelle attire particulièrement ceux qui souhaitent vivre une pratique porteuse de sens, bien au-delà du simple exercice physique.

    Témoignages de débutants ayant franchi le pas

    « Lorsque nous avons commencé au Dojo Tanren de Martigny, nous ne connaissions rien aux arts martiaux japonais. Rapidement, nous avons ressenti un apaisement mental et une confiance nouvelle », racontent plusieurs élèves. D’autres soulignent l’impact positif sur leur gestion du stress : « Le fait de nous concentrer sur chaque mouvement dans le dojo nous a aidé à mieux gérer nos journées, à rester centrés même dans l’adversité. » Ces témoignages reflètent une réalité partagée par de nombreux débutants : les arts martiaux japonais ne sont pas seulement un sport, mais un véritable levier de transformation personnelle.

    Comment s’inscrire pour un essai et à quoi s’attendre au premier cours

    Pour commencer, nous vous invitons à venir au Dojo Tanren à Martigny, où nous proposons des séances d’initiation spécialement adaptées aux débutants. Les essais sont souvent libres, sans engagement, et vous permettent de découvrir en douceur les premières bases des arts martiaux japonais. Lors des premiers cours, nous mettons l’accent sur l’accueil chaleureux, la présentation des règles du dojo, ainsi que sur des exercices simples pour apprivoiser le corps et les notions d’espace et de respect. Nous veillons à créer un environnement bienveillant où chaque nouveau venu peut progresser à son rythme, en toute confiance.

    Débuter les arts martiaux japonais ouvre une porte vers une expérience enrichissante physique, mentale et spirituelle. Que vous soyez en Suisse ou plus précisément à Martigny, c’est un voyage accessible à tous ceux qui souhaitent s’éveiller à une pratique respectueuse, profonde et porteuse de bienfaits durables. N’hésitez pas à franchir le pas et à découvrir cette discipline unique !

  • Le Kenjutsu : L’art du sabre japonais entre tradition et pratique moderne

    Katana et bokken pour la pratique de kenjutsu sur support en bois devant un fond mauve dans un dojo traditionnel

    Introduction

    Le Kenjutsu, littéralement « technique du sabre », désigne l’ensemble des méthodes ancestrales de combat au sabre pratiquées par les samouraïs. Aujourd’hui, cet art martial est bien plus qu’une discipline physique : il incarne un cheminement spirituel, une quête de maîtrise de soi et de respect des traditions. Parmi les nombreuses écoles transmises de génération en génération, deux se pratiquent chez nous au Dojo Tanren de Martigny : le Muso Shinden Ryu et le Katori Shinto Ryu.

    Qu’est-ce que le Kenjutsu ?

    Le Kenjutsu plonge ses racines dans l’histoire féodale japonaise, où le maniement du sabre était autant un acte de survie qu’un rite d’élévation intérieure. À la différence de l’Iaïdo, qui est centré sur le dégainage rapide et efficace du sabre, le Kenjutsu englobe la totalité des techniques de combat, du kata au duel, en passant par le travail en groupe. Cette pratique exige non seulement adresse physique, mais aussi discernement, humilité et persévérance.

    La tradition du Muso Shinden Ryu

    Fondée au début du XXe siècle par Nakayama Hakudo, le Muso Shinden Ryu est une école d’Iaido qui trouve ses sources dans le Kenjutsu. Elle est réputée pour la rigueur et la beauté de ses katas, ainsi que pour l’importance accordée au développement mental du pratiquant. Les élèves du Muso Shinden Ryu étudient une série de mouvements précis, exécutés lentement puis plus rapidement, afin de lier maîtrise technique et recherche intérieure. L’esprit de cette école privilégie la concentration, le respect et la progression personnelle, au-delà du simple affrontement.

    Au Dojo Tanren de Martigny, le Muso Shinden Ryu se transmet dans la fidélité à la tradition, avec une attention particulière portée à l’accompagnement des débutants. L’apprentissage se fait graduellement, au rythme de chacun, dans un cadre bienveillant et respectueux.

    L’école Katori Shinto Ryu

    La Katori Shinto Ryu est l’une des plus anciennes écoles de Kenjutsu au Japon, fondée au début du XVe siècle. Elle se distingue par la richesse de son enseignement : au-delà du sabre (katana), les pratiquants travaillent aussi la hallebarde (naginata), le bâton (bo), le kodachi et d’autres armes ancillaires. La formation au Katori Shinto Ryu ne se limite pas à l’apprentissage technique : elle vise à transmettre une éthique martiale fondée sur la loyauté, le respect et l’intégrité.

    La philosophie de l’école encourage la recherche de l’harmonie, la discipline du corps et de l’esprit, et la transmission fidèle du patrimoine martial. Au Dojo Tanren de Martigny, l’expérience Katori accueille aussi bien les novices que les pratiquants expérimentés, et guide chacun vers une meilleure compréhension de soi et des autres.

    Comparaison des deux écoles

    Muso Shinden Ryu et Katori Shinto Ryu partagent l’amour du sabre et la volonté de transcender la technique pour atteindre une maturité intérieure. Le Muso Shinden Ryu se concentre sur le kata, le geste parfait, la rapidité et la fluidité de l’action à travers l’Iaido. Le Katori Shinto Ryu propose une vision plus complète de la tradition combative, incluant différentes armes et stratégies.

    Pour un pratiquant moderne, le choix entre les deux peut dépendre de ses attentes : recherche de pureté gestuelle, quête spirituelle, envie d’explorer différentes armes ou simplement désir de découvrir une école traditionnelle authentique.

    Pourquoi pratiquer le Kenjutsu aujourd’hui ?

    Au-delà de l’aspect martial, le Kenjutsu offre de nombreux bénéfices : développement physique, renforcement mental, gestion du stress, confiance en soi et ouverture à une culture millénaire. Cet art martial invite à la rigueur et à la tolérance, proposant à chacun un chemin de progression et d’enrichissement personnel. Nombreux sont les élèves, débutants comme avancés, qui témoignent d’un réel impact bénéfique dans leur vie quotidienne : meilleure posture, esprit plus serein, capacité d’adaptation et de concentration accrue.

    Conclusion

    Que ce soit par le biais du Muso Shinden Ryu ou du Katori Shinto Ryu, le Kenjutsu incarne un art de vivre et de transformation. Au Dojo Tanren de Martigny, la porte est ouverte à tous : curieux, débutants, passionnés… L’essentiel est de venir avec l’envie d’apprendre et le respect de la tradition. Essayez, découvrez, et lancez-vous sur la voie du sabre japonais : un voyage qui commence par un pas et se poursuit toute une vie.

  • Dojo : Tradition et modernité – Pourquoi franchir la porte d’un dojo aujourd’hui ?

    Intérieur d’un dojo moderne vide, tatamis propres, armes japonaises sur râtelier, décor japonais minimaliste, lumière douce, plantes et rouleaux calligraphiés.

    Dojo. 

    Ce mot éveille tout de suite une image : tatamis silencieux, murs épurés, élèves qui s’inclinent en entrant… Mais derrière ce décor, que représente vraiment un dojo dans notre monde moderne ? Pourquoi, aujourd’hui, tant de passionnés choisissent-ils encore de pénétrer dans ce lieu si spécial, notamment pour pratiquer le sabre japonais ou d’autres arts martiaux ? Explorons ensemble ce qu’est – et ce que peut devenir – un dojo en 2025.

    Les origines du dojo : un lieu chargé d’histoire

    Le mot dojo vient du japonais, signifiant littéralement « lieu de la voie ». À l’origine, il désignait l’espace où les moines pratiquaient la méditation ou l’étude du bouddhisme, avant de devenir le sanctuaire des arts martiaux où les samouraïs affûtaient non seulement leurs techniques, mais aussi leur esprit. Pendant des siècles, entrer dans un dojo, c’était accéder à un univers réservé, presque sacré.

    Aujourd’hui, le dojo n’est plus cet espace secret : il s’ouvre à toutes celles et ceux qui souhaitent, à travers la pratique du sabre japonais ou d’autres disciplines martiales, découvrir bien plus qu’une simple activité physique.

    Le dojo aujourd’hui : entre tradition et modernité

    Pousser la porte d’un dojo aujourd’hui, c’est faire le choix d’un lieu ancré dans la tradition, mais pleinement tourné vers son temps.
    Ici, on vient rechercher non seulement l’apprentissage du sabre japonais (kenjutsu, iaido…), mais aussi une parenthèse loin du stress quotidien, un espace de ressourcement et d’équilibre.

    Le dojo moderne devient ainsi un deuxième foyer pour beaucoup, où l’on côtoie personnes d’âges et d’horizons différents, toutes venues pour avancer sur leur propre « voie ». On y apprend le respect, la persévérance, la maîtrise de soi, la solidarité. Autant de valeurs indispensables dans une société qui va souvent trop vite, et où l’on perd de vue ce qui compte vraiment.

    Règles et éthique : le cœur de l’esprit dojo

    Le dojo n’est pas une salle de sport. On y respecte des règles :
    — On s’incline en entrant et en sortant, en signe de gratitude envers le lieu et ceux qui nous ont transmis la voie.
    — On garde le silence, on soigne son attitude, on veille à l’ordre et à la propreté.
    — On écoute attentivement le sensei (enseignant) et on aide autrui à progresser.

    Ces règles ne sont pas de simples traditions figées. Elles forment un véritable code de conduite, ou étiquette (reiho), qui structure la progression de chacun. Elle apprend le respect de l’autre, de soi-même, et même de la difficulté. En respectant ces principes, on découvre que le dojo est un formidable outil de développement personnel : ce qui se vit sur le tatami influence, en profondeur, la vie de tous les jours.

    Pourquoi franchir la porte d’un dojo aujourd’hui ?

    Dans un monde hyper-connecté mais parfois solitaire, le dojo offre une communauté soudée, où chaque membre partage un objectif : avancer, ensemble et individuellement.
    Pratiquer dans un dojo, c’est retrouver la concentration ; c’est apprendre à mieux gérer son stress, à canaliser ses énergies, à acquérir une confiance qui s’exprime aussi hors du tatami.
    Beaucoup de pratiquants racontent comment le sabre japonais, ou un autre art martial, leur a permis de découvrir un nouveau souffle, un sens, un but.

    Si la vie moderne nous fait parfois oublier ce qui donne du sens à nos journées, le dojo agit comme un phare : un lieu vivant, où chacun peut (re)trouver sa direction.

    Conclusion : et si c’était à votre tour ?

    Alors, que vous soyez curieux, amateur d’arts martiaux ou en quête d’un nouvel équilibre… Pourquoi ne pas essayer l’aventure ?
    Le dojo vous attend. Il est le lieu où se rencontrent la tradition et la modernité, le corps et l’esprit, la discipline et le plaisir.
    Il suffit parfois d’oser franchir la porte… pour découvrir sa propre voie.

    À bientôt sur les tatamis du Dojo Tanren !

  • Reishiki – Stage de « Chemin ». Partie 5.

    Photo de groupe à la fin du stage : tous les pratiquants posent ensemble devant le kamiza du dojo, les branches de mélèzes et la calligraphie « Dô » visibles à travers la vitre, ambiance chaleureuse et esprit d’unité.

    Déjeuner. Les gravures sur les chaises en bois, chacune différente. Les pâtes de fruits aux coings. La chaleur de la tasse de café. Et leurs sourires. Reishiki.

    Les branches de mélèzes derrière la vitre du dojo, les tulipes, encore dressées. Ce matin, ce dernier matin, tous les concepts, toutes les pratiques s’unissent autour de la pratique première, la forme. L’échauffement puis les bases laissent place aux katas, aux partenaires, aux rythmes. Toujours semblable, la forme, toujours différente, son exécution.

    La notion de Kage Hikari, enrichie de Sei to Do et Jita Kyohei, devient visible. Le stage a eu lieu. L’embu final, miroir des jours passés, témoigne de cette présence nouvelle.

    Mais ça sera le dernier reishiki, dans la dernière frappe des paumes et le silence qui s’ensuit, que le lien qui nous a uni résonne.

    Jour 4, quatre mars 2022 – Sébastien Blanc.

  • Yoyu – Stage de « Chemin ». Partie 4.

    Deux pratiquants réalisent un kata de Katori Shinto Ryu dans le dojo, illustrant la marge (yoyu) : positions concentrées, sabres croisés, gestes synchronisés, tension et calme mêlés dans une ambiance lumineuse et attentive, symbolisant la rencontre entre technique et espace intérieur.

    Yoyu – la marge

    Déjà le rythme s’installe, le corps prend ses marques et accueille avec bonheur l’éveil silencieux par la méditation et le chi kong. S’ensuivent nos mots et conversations autour d’un copieux petit déjeuner.

    De retour au dojo, l’échauffement d’aïkido ravive notre feu intérieur. La pratique du kenjutsu gagne encore en intensité. Les coupes sont analysées, décortiquées pour mieux y répondre. Tai sabaki, esquives, contrôles, réponses, les actions possibles se dévoilent, enrichissant notre conscience des multiples carrefours que sont les katas. Au fil des exercices, de leur complexité, les mouvements initiaux semblent frustes, évidents. La marge se crée. Yoyu.

    L’enseignement, alors, glisse. Lorsque l’on reçoit une coupe, on attend le dernier moment pour ne pas être touché, pour enlever notre corps, on voit quand et où esquiver, bouger, contrôler, attaquer. Cet espace d’attente n’est aucunement un vide, il est un plein, riche de tous les choix possibles, une attention accrue, vive. La marge devient présence. Le travail du iaïjutsu, d’abord grâce au bokken et ensuite au iaïto, mettra en lumière cette force intérieure, plus subtile. C’est dans l’ombre, dans le silence, que naît soudain la lumière, qu’elle jaillit.

    Alors qu’un exercice de chi kong apaise l’intensité de notre foyer intérieur, une pratique inattendue donne de l’espace aux découvertes matinales : le repas ainsi que la pause qui le suit se feront en silence. Ni mots, ni gestes.

    Les saveurs s’accroissent, la fraîcheur de l’eau, la douceur de la table de bois. Leur présence. Le soleil inonde la pièce. Aucun vide, tout est plein.

    L’après-midi

    Après un nouvel échauffement d’aïkido, nous retournons à l’extérieur pour le travail de naginata jutsu. A nouveau, les bases et exercices se succèdent. L’ampleur de l’arme et le rythme imposé mettent nos corps à l’épreuve. Kon ki, la persévérance. Malgré la chaleur et la fatigue, nos esprits restent vifs, attentifs. Yoyu. Le travail se poursuit, toujours plus profondément. Les liens qui unissent Tori et Uchi dashi deviennent de plus en plus clairs, de plus en plus forts. L’arme importe peu.

    Ce sera à nouveau l’iaïjutsu qui clora notre après-midi. Retour à l’ombre, au silence du dojo. La lumière redevient intérieure. Seuls, sans de Tori ou d’Uchi dashi à qui se lier, nous nous lions à l’univers qui nous entoure. Les katas sont adressés, reste à savoir à qui et ce que l’on y inscrit. Dō.

    L’après-midi prend fin avec un ultime exercice de renforcement. La lenteur, au même titre que le silence et la concentration, est une clé. Intensité extrême, cachée, du mouvement extrêmement lent. Kage Hikari.

    Le souper est joyeux et fort plaisant. Les liens tissés au dojo se retrouvent entre nous, autour de la table. On sourit, on vit, on plaisante, on évoque ceci ou cela, heureux. Au retour au dojo, on a plaisir à découvrir le monde de l’audition et de la vibration, voie d’accès privilégiée du monde extérieur à notre monde intérieur.

    Jour 3, trois mars 2022 – Sébastien Blanc.

  • Sei to Dō – Stage de « Chemin ». Partie 3.

    Deux pratiquantes exécutent un kata de kenjutsu dans le dojo, sabre japonais en main, posture concentrée et synchronisée, baignées de lumière, symbolisant l’union de la maîtrise technique et de l’harmonie spirituelle lors du stage « Sei to Dō ».

    Sei to Dō

    Aux premières lueurs, nous nous retrouvons en silence pour une temps de méditation et de chi kong, éveil de l’esprit et du corps, et du lien intime qui les unit. Après un agréable déjeuner, nous sommes au dojo, prêts.

    Sei to Dō. Non action et action. L’échauffement traditionnel d’aïkido nous met en action, mais ce seront surtout les nombreux exercices et bases de kenjutsu qui nous permettront de découvrir les richesses de cet enseignement. Ce sera finalement dans les katas, point d’orgue de cette découverte, que les concepts prendront tout leur sens. La prise de distance et de kamae installe le calme, structure le temps et l’espace. Puis c’est l’action, le kata, la forme. Osame termine l’action, l’ancre pour mieux la laisser se dissiper. Le salut final, intensément calme, se fait témoin.

    Une dernière pratique de chi kong nous aide à détendre notre corps et nos pensées.
    Le repas, toujours excellent, nous redonne les forces dépensées le matin. L’intensité au dojo fait naturellement place à une légèreté chaleureuse. Kage Hikari.

    Sei Kai Dojo

    Un soleil généreux nous amène à pratiquer dehors. Le parquet de mélèze fait place à l’herbe. Les murs du dojo aux cimes valaisannes. Sei Kai Dojo.

    Bojutsu. La pratique du bâton nous pousse à explorer à nouveau les concepts précédemment exercés. Le lien avec le partenaire. L’espace et le temps. YoShi, le rythme. La non action et l’action. Nous payons notre apprentissage par la sueur. Kenjutsu, Bojutsu, tout fait sens, tous parlent le même langage.

    La lumière solaire laisse place à l’ombre du dojo pour la pratique du iaïjutsu. L’éclat des lames rappelle l’éclat des rayons. La pratique se fait plus intérieure, concentrée. Un exercice de renforcement clôt l’après-midi, la lenteur au service des forces de notre corps. Sei to Dō.

    Le repas se déroule comme toujours dans une ambiance décontractée et familiale, comme si l’individu devenait groupe. La soirée poursuit cette direction et nous découvrons avec plaisir les finesses du tango argentin, miroir artistique de notre pratique, où le lien subtil qui unit les danseurs rappelle le lien entre Tori et Uchi dashi. Kage Hikari

    Jour 2, deux mars 2022 – Sébastien Blanc.

  • Kage Hikari – Stage de « Chemin ». Kenjutsu. Partie 2.

    Deux pratiquants s’affrontent amicalement en bo-jutsu et kenjutsu dans un dojo, avec jeux d’ombres et de lumière, illustrant la notion de partenariat et d’harmonie du stage « Kage Hikari ».

    Kage Hikari. Ombre et lumière. Le thème du stage est donné.

    Suivre son partenaire comme son ombre, c’est prendre conscience que je vais, avec lui, créer un échange dont l’issue, qu’elle soit positive ou négative, appartiendra aux deux. Responsabilité et rôle d’Uchi dashi, responsabilité et rôle de Tori. Lumière et ombre, ombre et lumière, pour une prospérité mutuelle. Jita Kyoei.

    Les bases et exercices de kenjutsu se succèdent pour mieux saisir les multiples possibilités qui existent au cœur de chaque échange. Exploration du ma, la distance physique et émotionnelle qui sépare les partenaires, et du kime, un espace en suspension qui relie et rythme ces mêmes partenaires.

    Après un savoureux souper, l’ambiance se fait plus souple, ponctuée de nos rires et des grincements chaleureux du parquet de la charmante salle de repas qui nous accueillera ces prochains jours. Nous sommes à l’hôtel Beau-site à Chemin, doux équilibre entre une grande maison familiale et une pause hors du temps.

    Le soir, nous découvrons avec intérêt le fonctionnement interne de notre corps, la physiologie du périnée et son rôle central dans toute pratique martiale.

    Kage Hikari. Jour 1, premier mars 2022 – Sébastien Blanc.

  • Stage de « Chemin » – Dojo. Partie 1.

    Kamiza du dojo avec calligraphie japonaise « Dô » au centre, bouquet de tulipes posé devant une large vitre donnant sur la vallée et les arbres, ambiance sereine et lumineuse.

    J’ouvre la porte du dojo et, bien que je connaisse le lieu, je ne peux m’empêcher d’être touché par la beauté simple qui s’en émane. En face de moi, le kamiza est une immense dalle de verre ouverte sur la vallée. Au centre, une calligraphie, Dō, et un bouquet de tulipes. Monochromie, polychromie. Mes pieds s’avancent sur le parquet patiné par les ans, contact doux, presque soyeux, malgré les multiples irrégularités. Le regard porté au loin, je descends en seiza. Au-delà de la vitre, les fûts des mélèzes structurent l’espace, piliers naturels qui font se rencontrer la terre et le ciel. Et entre eux, un entrelac de branches, baigné de soleil. Soudain, dans un bruissement bleuté, un geai s’envole. J’admire le ballet des branches et du vent. Plus massives, plus fines, toutes dansent au rythme de l’univers, chacune à sa manière, mais ensemble. Dans le clair-obscur de ce premier jour de mars, au cœur du dojo, je m’émerveille et m’interroge sur la main de l’artisan qui a su façonner et donner tant d’élégance à un simple cône de mélèze. Sho Shin.

    – Sébastien Blanc.

  • Stage Katori Shinto Ryu : une immersion dans l’art du sabre japonais traditionnel

    Groupe de pratiquants d'arts martiaux posant avec Johann Stauffer après le stage Katori Shinto Ryu au Dojo Tanren Martigny - sabre japonais et arts martiaux traditionnels

    Le Dojo Tanren de Martigny a eu l’honneur d’accueillir Johann Stauffer, 3ème Dan et Professeur du Shibu Suisse Katori Shinto Ryu, pour un stage Katori Shinto Ryu exceptionnel consacré à cet art martial japonais ancestral le 24 mai 2025.

    Une école millénaire au cœur des arts martiaux japonais

    Le Katori Shinto Ryu, fondé au 15ème siècle, représente l’une des plus anciennes écoles d’arts martiaux japonais encore pratiquées aujourd’hui. Cette école traditionnelle (koryu) englobe l’étude complète du maniement du sabre japonais (katana), mais aussi des armes longues comme la lance (yari) et la hallebarde (naginata). L’enseignement transmis par Johann Stauffer s’inscrit dans la lignée authentique de Sugino Sensei, garantissant la préservation fidèle de ces techniques séculaires.

    Programme intensif : de la technique à l’esprit martial

    Durant cette journée de formation intensive, les pratiquants d’arts martiaux ont pu explorer deux aspects fondamentaux du Katori Shinto Ryu. La matinée (9h30-12h30) était consacrée au Kenjutsu et à l’Iaijutsu, l’art de dégainer et manier le sabre japonais avec précision et fluidité. L’après-midi (13h00-15h00) a permis d’approfondir le maniement des armes longues, élargissant ainsi la compréhension globale de cette école martiale complète.

    L’expertise de Johann Stauffer dans cette discipline traditionnelle a permis aux participants de saisir les subtilités techniques et spirituelles qui caractérisent le Katori Shinto Ryu. Chaque geste, chaque kata (forme codifiée) porte en lui des siècles de tradition martiale japonaise, transmettant non seulement l’efficacité technique mais aussi l’esprit du budo.

    Un événement martial d’exception en Valais

    Cette initiative s’inscrit parfaitement dans la philosophie du Dojo Tanren, lieu dédié à la « forge d’un esprit pur » (Sei Shin Tanren) à travers la pratique des arts martiaux japonais. L’accueil d’un expert du niveau de Johann Stauffer offre aux pratiquants valaisans une opportunité rare de se perfectionner dans une discipline aussi exigeante que le Katori Shinto Ryu.

    Un grand merci à Giulio Casarini, professeur et responsable du Dojo Tanren, pour l’organisation impeccable et le suivi attentif de ce stage Katori Shinto Ryu, ainsi qu’à tous les participants qui ont contribué à faire de cette journée une véritable expérience de forge martiale dans la plus pure tradition des arts du sabre japonais.

    Affiche stage Katori Shinto Ryu 24 mai 2025 Martigny - katana sabre japonais traditionnel avec tsuba ornementée - Johann Stauffer 3ème Dan arts martiaux
  • [Terminé] Stage Tameshigiri à Martigny – Sabre japonais, éthique et coupe pour ceintures noires

    Affiche du stage Tameshigiri à Martigny – Sabre japonais, éthique et coupe pour ceintures noires, animé par Giulio Casarini, le 3 octobre 2020 au Dojo Sei Mei Kan

    Le stage d’une journée à l’intention des pratiquants d’arts martiaux dès la ceinture noire. Son objectif est de voir le côté éthique et rituel du sabre japonais à travers le tameshigiri, d’apprendre les règles de sécurité de base lors de son usage et vivre l’expérience de la coupe sur des nattes.

    Proposé et animé par Giulio Casarini, insctructeur Shoden de la fédération européenne de l’iaïdo, 4 Dan Iaïdo Muso Shinden Ryu, 3 Dan Jodo Shinto Muso Ryu Jo, 3 Dan Aïkido Tomiki Shodokan (Instructeur) et 2 Dan Katori Shinto Ryu.

    Au programme :

    • Reishiki
    • Maniement du katana et sécurité
    • Tameshigiri
    • Entretien du sabre
    • Verre de l’amitié

    Le stage aura lieu le 3 octobre 2020 de 14h à 17h au « Dojo Sei Mei Kan » à la rue des Epineys 17, 1920 Martigny.

    Le stage est gratuit.

    L’inscription se fait par téléphone au numéro 079 212 44 72 jusqu’au 30.9.2020.